La croissance rapide du diabète au Canada inquiète de plus en plus de Canadiens.
J’ai toujours pris très au sérieux les grandes questions de santé comme le diabète, et j’ai tenté de les insérer dans le programme parlementaire. D’ailleurs, j’ai eu le plaisir de rencontrer l’an dernier sur la colline du Parlement, un groupe de jeunes enfants atteints du diabète de type 1, aussi connu sous le nom de diabète insulinodépendant. C’était touchant de les écouter parler de leur maladie et de tout ce qu’ils doivent faire jour après jour afin de maîtriser cette grave maladie.
Environ 2 millions de Canadiens ont le diabète, mais environ le tiers de ces personnes ne savent pas qu’ils en sont atteints. Cette maladie touche de plus en plus de gens, peu importe l’âge. Le nombre de Canadiens disant être atteints de diabète de type 2 a augmenté de 27 % de 1994 à 2000. Avec notre population vieillissante et l’augmentation du taux d’obésité, il faut s’attendre à ce que cette tendance continue.
Laissé sans traitement, le diabète peut entraîner plusieurs complications comme les maladies cardiovasculaires, les maladies rénales, la cécité, l’impuissance, des amputations et l’atteinte du système neurologique. Nous pouvons prévenir le diabète en luttant contre l’obésité, la malbouffe et la sédentarité. Pour les diabétiques, il est important d’établir un diagnostic rapidement afin de maîtriser ou de retarder les complications.
Malheureusement, cette maladie constitue une réelle menace pour beaucoup de Canadiens. Les spécialistes affirment qu’en plus d’initiatives générales pour lutter contre cette maladie potentiellement ravageuse, le public doit connaître les facteurs de risque, les prendre à cœur en étant physiquement actif et en ayant une alimentation saine.
Un plan fédéral pour la santé
Il y a deux ans, lors de la rencontre biennale de notre Parti, des activistes libéraux de longue date de la Nouvelle‑Écosse ont demandé à notre gouvernement d’agir et de lutter contre le diabète; notre gouvernement a agi dans le budget de 2005.
J’étais alors tout à fait d’accord avec le lancement de la Stratégie intégrée de modes de vie sains et de maladies chroniques. Avec un montant de 300 millions de dollars injecté sur cinq ans, la Stratégie vise une saine alimentation, de l’activité physique et un poids santé : des éléments clés dans la lutte contre d’importantes maladies chroniques évitables. Cette stratégie comprendra aussi des investissements complémentaires pour la prévention des maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète.
De plus, nous avons promis de réduire l’écart entre les Autochtones et les non‑Autochtones au Canada dans des domaines fondamentaux comme la mortalité infantile, le suicide chez les jeunes, l’obésité juvénile et le diabète.
Des mesures totalisant 42 milliards de dollars sur dix ans ont été prises dans l’entente fédérale‑provinciale pour les soins de santé. Cette entente avait été signée par le premier ministre Paul Martin à l’automne 2004. Le budget de 2005 comprenait les premiers versements et heureusement le budget de 2006 ne contenait pas de compressions liées directement au Régime de soins de santé.
Nous regarderons avec grand intérêt le dépôt du budget de 2007 le 19 mars prochain afin de nous assurer que le gouvernement continue de respecter l’entente de dix ans. Malgré un horaire serré, j’irai marcher à quelques reprises en attendant le budget. J’espère que vous ferez de même.
- Rien de nouveauIl y a exactement deux ans, le nouveau gouvernement libéral minoritaire entreprenait sa première session d’automne. Les soins de santé...Dimanche 3 septembre 2006

