Discours

Deuxième célébration annuelle de la journée Martin Luther King

par David McGuinty
Martin Luther King Jr.

Le 15 janvier 2007 - 

Good evening. Bonsoir. Thank you for being here with us tonight. Merci de vous être joints à nous ce soir. 

Je voudrais d'abord souhaiter à tous la bienvenue sur la colline du parlement. Je suis vraiment heureux et honoré d’animer la deuxième célébration annuelle de la journée Martin Luther King sur la colline du parlement. 

Cette célébration n’aurait pu avoir lieu sans le travail infatigable et le dévouement de la Canadian Martin Luther King Day Coalition. 

Avant de commencer les célébrations, je voudrais prendre un instant pour réfléchir à l’homme autour duquel nous sommes de nouveau rassemblés ce soir, et pas en petit nombre, le regretté révérend Martin Luther King, d’Atlanta, en Géorgie. 

L’ancien président américain John F. Kennedy a dit un jour qu’en politique, il faut être « un idéaliste sans illusions ». Je ne peux imaginer meilleure description de Martin Luther King que celle-là. Malgré son jeune âge – aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’avait que trente-cinq ans lorsqu’il il a reçu le prix Nobel de la paix, en 1964 – c’était un homme d’une sagesse exceptionnelle. 

En 1967, il a fait un discours à New York devant un rassemblement d’ecclésiastiques et de laïques inquiets de la situation au Vietnam. 

Je sais que beaucoup se souviennent de ce discours parce qu’il condamnait sans équivoque la guerre en Asie du sud-est. Cela aurait suffi à le rendre prenant. Mais je me suis rendu compte que comme beaucoup d’autres messages de Martin Luther King, il trahit une conception plus vaste – une vision à la fois actuelle et intemporelle. 

Ce jour-là, King a dit : [traduction] « nous devons commencer sans tarder à faire en sorte que de société ‘axée sur l’avoir’, nous devenions une ‘société axée sur la personne'. […] la compassion véritable demande plus que de jeter une pièce à un mendiant; elle n’a rien de fortuit ni de superficiel. Elle révèle que quand un édifice produit des mendiants, il faut en refaire les fondations. [nous] allons bientôt être honteux du contraste criant qu’il y a entre les pauvres et les riches. […] Dans l’arrogance qui le pousse à croire qu’il a tout à enseigner aux autres et rien à apprendre d’eux, l’occident est injuste. » 

Il y a plusieurs années de cela, j’ai eu la bonne fortune de travailler pour l’UNICEF dans 23 pays d’Afrique occidentale et d’Afrique centrale. Le temps que j’ai passé là-bas a profondément changé ma vie. 

J’ai trouvé en Afrique une culture sans âge, une sagesse qui est le fruit de siècles de mûrissement. Cette Afrique-là n’a pas grand-chose à voir avec celle que les nord-américains voient sur leurs écrans de télévision. Mais la vigueur de ces racines, nous la sentons aujourd'hui dans les collectivités de culture africaine du Canada, d’Ottawa. 

« Dans l’arrogance qui le pousse à croire qu’il a tout à enseigner aux autres et rien à apprendre d’eux, l’occident est injuste. » 

Nous avons laissé cette arrogance se propager beaucoup trop longtemps. Elle nous a amenés à poser un regard condescendant sur ceux que nous appelons les étrangers – qu’ils vivent dans d’autres pays ou dans le nôtre. 

Mais grâce au courage et à la sagesse de Martin Luther King – cet authentique « idéaliste sans illusions » – et grâce à tant d’autres, cette arrogance n’a plus droit de cité. 

C’est à nous tous – qui sommes réunis ici ce soir – qu’il revient de trouver les moyens de bâtir une « société axée sur la personne ». 

De créer une vision que nous puissions partager.

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