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Les problèmes de gestion fédéraux deviennent très préoccupants

par David McGuinty
Canadian Passport

Les files d’attente et les retards aux bureaux des passeports à Ottawa et partout au pays continuent de causer des problèmes aux Canadiens qui veulent aller aux États‑Unis ou voyager ailleurs à l’étranger. Le gouvernement conservateur n’a pas décidé d’éliminer le problème et l’arriéré continue de s’amplifier malgré le fait que des milliers de citoyens se sont plaints et que les partis d’opposition au demandé au gouvernement d’affecter plus de ressources au traitement des passeports. Les problèmes de gestion de Passeport Canada font perdre du temps et de l’argent aux Canadiens.

Il y a deux mois, le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, a dit aux Canadiens qu’environ 500 nouveaux employés avaient été engages pour traiter les passeports, mais récemment, nous avons appris qu’aucun de ces employés n’est encore en poste. Le 13 février 2007, le ministre MacKay a déclaré à la Chambre des communes durant la période de questions qu’au moins 500 employés avaient été recrutés par Passeport Canada pour s’occuper de l’arriéré. Mais le 23 avril, il a déclaré : « Nous espérons qu'ils seront tous en poste très bientôt pour régler ce goulot d'étranglement. »

En attendant, les files d’attente s’allongent partout au Canada dans les bureaux des passeports. À l’extérieur des grandes villes, les gens doivent parcourir de longues distances pour se rendre à un bureau des passeports. Les gens sont parfois obligés de s’absenter de leur travail pour aller attendre en ligne pendant toute une journée.

Cela démontre que le gouvernement conservateur ne s’était pas préparé adéquatement en vue de l’augmentation du nombre de demandes de passeport. Cette augmentation était prévisible à partir du moment où le gouvernement américain a décidé d’obliger les Canadiens à présenter un passeport pour entrer aux États-Unis par avion. Au lieu d’augmenter les ressources, les conservateurs ont calculé que l’augmentation serait de seulement 8 p. cent.

Depuis que le problème s’aggrave, les représentants du gouvernement refusent de fournir des réponses concrètes pour dire ce qui a été fait pour atténuer l’arriéré. Le représentant du bureau de Passeport Canada à Ottawa a déclaré que le bureau était doté d’un service de renseignements téléphoniques capable de traiter 25 000 appels par semaine mais qu’en réalité ils en reçoivent 140 000.

Malheureusement, les problèmes de gestion de Passeport Canada se répercutent sur la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR). Depuis que les conservateurs ont pris le pouvoir l’an dernier, ce gouvernement minoritaire a laissé les choses aller et alors qu’il y avait au départ 5 des 156 postes de commissaires qui étaient vacants, il y en a maintenant 60. Ce manque de ressources a engendré une crise et le retard est maintenant énorme au chapitre de l’audience des demandeurs du statut de réfugié, ce qui fait que des gens vulnérables sont laissés dans une situation indéterminée qui pourrait facilement les entraîner dans des problèmes sociaux.

Même s’il est arrivé dans le passé que le nombre de demandes monte parfois en flèche, à la fin de 2005, il ne restait presque plus de noms sur la liste d’attente. Mais à la fin de 2006, à cause d’une baisse du nombre d’arbitres, 3 495 personnes étaient inscrites sur la liste d’attente pour obtenir une audience. Trois mois plus tard, environ 3 000 autres personnes s’étaient ajoutées à cette liste. Le porte-parole de la CISR confirme que le nombre de demandes continue d’augmenter. La liste d’attente s’allonge parce que le nombre de personnes qui faisaient ce travail a diminué.

Pendant que le gouvernement conservateur tarde à régler de graves problèmes de gestion au détriment de l’équité, de l’efficacité et de la compassion, je vais pour ma part continuer de me battre en faveur d’une gestion responsable et pour que des ressources suffisantes soient déployées à Passeport Canada, à la CISR et dans l’ensemble du gouvernement.

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